Sur leurs visages tendus et curieux
inquiets et joyeux
J’ai vu les yeux brillants les yeux
J’ai entendu des respirations
Les petits sentaient le lait
Les grands portaient des blousons

Ils savaient ils savaient

Ils n’ont pas dit comment
Ni demandé pourquoi

Dans leurs regards des oiseaux volaient
Sur leur bouche fraîche que rien ne déçoit
Se posaient des sourires comme des tourterelles

Ils n’ont rien dit car ils savaient
La douleur des grands
La peine de la maîtresse
La gravité des âmes au fond des abîmes
Et le silence leur allait si bien un instant

Ils ont chanté comme de vrais soldats
Comme de vrais anges
Comme de vrais hommes
De tout leur coeur égratigné

Et puis ils sont allés jouer.

Este sitio web utiliza cookies para que usted tenga la mejor experiencia de usuario. Si continúa navegando está dando su consentimiento para la aceptación de las mencionadas cookies y la aceptación de nuestra política de cookies, pinche el enlace para mayor información. ACEPTAR

Aviso de cookies